Le chant des nuits Connais-tu le chant des nuits sombres, sculptant l'oreille et la voix Qui magnétisent la seconde, le coeur-à-corps et l'émoi . Et encore à ce jour.. Sais-tu le goût des mystères, de ces aurores primevères Le futur des nuits-mères... Apprends-tu l'arc et sa rime, au goût de l'imaginaire... Là où se réfugient les ombres intimes en fugues passagère en fuite des espaces austères . Dis-moi tout bas Des mots à cacher dans le secret des arbres Dans les ombrages, les feuillages de toutes choses . Dis-moi encore plus bas...Si... là... Connais-tu le silence puis le nom, Délicatement prononcé Et les verbes abandonnés, par les coeurs et les corps retournés . Et jour après jour... À l'heure de l'amour . Sais-tu par coeur la carte de nos pays.. De terre et de vague À retracer de par notre encre Ses lignes sourcent et divaguent... . Car il faut boire les mots les verbes jusqu'à l'ivresse jusqu'à l'histoire . Et les chuchotements des fleuvent parleront une langue de légende pour dire nos futurs qui avalèrent les terres d'hier, la nuit et le jour. Amandine Janvier-février 2002