(Encore une fugue. Moins harmonieuse mais plus profonde. Une sorte de délire intérieur.) Ils éblouissent, les mille Ulysse Leur abandonner l'Héritage pour ces Jeux Rouges en lice Fulgurance des feux d'artifices Et cette irrépressible envie de devenir toute petite De s'enfuir dans le loin-temps Au creux de la nuit de par l'anneau de lune S'armer de patience, l'âme de Saturne Attendre.. Sans contre-temps Apprendre à respirer seule dans le Vide S'essouffler et sans cesse recommencer Simuler la vie.. Violence d'un nouveau souffle sous le chant des sylphides Puis oser porter un corps, déviance à la transparence Une peau d'ivresse et de transes Sensible dans l'invisible Fibre vibrante dans l'immense Puis oser porter un coeur, rougeur sans allégeance Corolle amarante en proie à la danse, la romance L'oiseau désemparé de ses alliances Sous les veines en fusion, l'astre d'effervescence Oser l'existence, sous les feux des puissances Amandine 15 septembre 2001