Les veines bleues Je me souviens avoir dansé sur la lune ces jeux d'ombres chinoises dans les rayons divaguant . Avoir entendu le cri des loups se perdre dans les veines bleues le sang lunaire innervant nos vies . J'ai vu la terre tourner sur elle-meme pour voir dans le noir les fièvres éphémères qui ne supportent les folles lumières . Je répète encore les gestes, l'attention le rituel des soirs de civilisation Ce thé versé dans mon coeur comme prélude à l'amour sans peur . Et revois les chaleurs torrides les plages de sable humide les coeurs de fleurs brûlants et le pistil fou d'espoir . Je sens encore l'euphorie des corps l'affolement des doigts sous la poussée de la nuit la violence de nos délires, de nos folies le coeur sauvage offert en sacrifice l'empreinte profonde dans le corps ouvert Amandine