En ces temps ou la lumière cachait encore des ombres les échos des choses à naître existaient déjà Elles s'inflitraient dans la matière, dans les vagues et leur donnaient forme, lentement, subtilement Le vaste esprit du monde, celui des consciences, des voeux cachés et des cris muets Celui des non-dits, de cils croisés, des échappées. Celui qui nous relie tous, en dentelle, en fil d'araignée S'étire et se pétrit, comme les paupières d'un bébé frippé Entre le siècle, versant de parts d'heures lentes Balance l'humeur latente, dix-versifie l'errante A trois traits d'encre, tout près du point de l'antre Ainsi, il n'est pas une seconde qui ne s'élance entre nos heures, qui n'oscille vers la tentation d'une démesure Car longtemps, progressa seul le temps Jusqu'à ce qu'on le divise en instants Comme la matrice de l'espace qui se résoud à l'envahissement Comme la maîtresse de l'espoir qui gonfle les voiles de notre berceau Un clin d'oeil du levant défiant de multitude (d'attitude) ce coup de grâce achevant l'angle de l'incertitude ************************